Le modèle écosystémique Cosmocratique #5.0 « Uchū Hensei Seitaikei »

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Suishō Reikidō® - Franck Cohendet - Modèle Écosystémique #5.0 Cosmocratique "Uchū Hensei" - https://suishoreikido.org
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3. Le MODÈLE ÉCOSYSTÉMIQUE et ORGANISATIONNEL COSMOCRATIQUE #5.0 (#5.0 Uchū-Hensei Seitaikei)

PRÉSENTATION : « Uchū Hensei Seitaikei », « modèle écosystémique et organisationnel cosmocratique » #5.0. Une approche innovante et holistique de l’Activité humaine, individuelle et collective, que sa visée soit professionnelle, sociale, humanitaire ou privée.

À mi-chemin entre l’essai et l’article de présentation conceptuelle et technique, ce texte livre une part du modèle écosystémique cosmocratique 5.0 « Uchū Hensei Seitaikei ». Ici sont expliquées ses raisons d’être et ses orientations majeures et fonctionnelles.

Uchū Hensei, un modèle écosystémique de gouvernance ou gestion de l’Activité humaine

Le Modèle organisationnel écosystémique #5.0 Cosmocratique (« Uchū Hensei Seitaikei ») concerne l’Activité Humaine, quel qu’elle soit.

Il en couvre tous les aspects ; depuis sa conceptualisation et sa création, son organisation et sa gestion ou gouvernance, à ses fonctionnements, productions ou créations, et à ses développements ou transformations.

Uchū Hensei (« Système, organisation Cosmocratique ») apporte et propose une vision et une méthodologie innovantes, en phase avec les exigences et la réalité de la Transition dans laquelle l’humanité est maintenant engagée.

La vision innovante aux larges champs d’observation, de perception et d’investigation Uchū Hensei

Le « Pourquoi » et le « Comment »

Cette vision cosmocratique prend en considération le « pourquoi » et le « comment » :

  • de la raison d’être de l’Activité, du Projet ou de l’Organisation ;
  • ainsi que de leur identité et forme,
  • de leurs moyens d’action et de réalisation,
  • de leurs modes de fonctionnement,
  • jusqu’aux impacts de leur existence.

On nous a toujours habitué à confondre le « pourquoi » du « comment ». C’est le propre des explications que nous ont donné autant nos parents, que nos professeurs, et que tous ceux qui nous ont décrit le « comment » en nous laissant penser qu’ils répondaient réellement à notre question « pourquoi ».

Les sciences et la logiques sont capables d’expliquer quasiment tous les « comment » : comment fonctionne le corps humain, le cosmos, un moteur, … Mais qui peut véritablement répondre à la question du « pourquoi  » ?

La philosophie s’y essaie, c’est sa voie. Cependant elle reste très spéculative et hypothétique, à l’image des sciences. Mais la connexion à notre être profond, non le « Moi » mais le « Soi », peut nous ouvrir à cette connaissance du « Pourquoi ». Pourquoi s’intéresser autant au « pourquoi » ? Tout simplement parce que c’est dans le pourquoi que tout prends sens, qu’il s’agisse de nos choix, nos comportements, nos affinités, et globalement la vie.

La vision de l’Aigle

Être en « mode vision cosmocratique », c’est aussi distinguer et unir l’ensemble et tous ses éléments constituants dans les moindres détails. C’est ce qu’on appelle « la vision de l’Aigle », une vision globale capable de discerner les détails constituants cette globalité. Car c’est toujours une multitude d’éléments qui constituent le tout, comme les gouttes d’eau unies forment les océans.

C’est une approche qui sert autant l’observation et l’analyse, que le rétablissement ou le maintien (la culture) de l’équilibre ou harmonie, ainsi que le développement pérenne.

Toute création sérieuse et consciencieuse d’Activité, de Projet ou d’Organisation suit (théoriquement et a priori) cette logique me dira-t-on.

Mais ce sont les moyens d’action du modèle écosystémique cosmocratique qui le distinguent d’autres approches de gouvernance d’entreprise ou de pilotage de projets ou d’activités. Car ces moyens sont encore bien avant-gardistes dans le domaine de la gestion de projets et d’organisations.

L’Approche profonde et pertinente Uchū Hensei

Même si ces préoccupations sont déjà connues et prises en compte par les standards du Management, c’est indéniablement sans aller aussi « loin » dans les racines des tenants et dans les portées des aboutissants, ni avec les mêmes outils, tel que Uchū Hensei Seitaikei (« Écosystème de l’Organisation Cosmocratique ») le propose et le permet.

Cette méthodologie apporte effectivement des clés inédites, afin de répondre aux besoins nouveaux et croissants du Changement, ou « grande Transition » que nous traversons. Le nouveau Paradigme transforme tout : l’Humain, l’environnement naturel, la Relation qui les unit, et forcément les activités que l’humain produit et la manière par laquelle il les met en application.

INTRODUCTION : de la Gestion et de l’Organisation du Travail « normalisées », au modèle écosystémique, socle de « l’Art de l’Activité »

Quelques repères fondamentaux avant de commencer

L’Activité est, originellement, une expérience de création dont l’humain est naturellement l’Acteur central

Mais qu’est-ce au juste que l’Humain ? Est-ce une « machine organique » tel qu’on l’a souvent considéré jusqu’à présent dans le « monde du travail » ? Ou bien est-ce plutôt une conscience sensible et singulière, incarnée dans un « véhicule de matière » qu’on appelle le corps physique ?

Et qu’est-ce que l’Activité, le Projet ou l’Organisation ? Est-ce que ce ne sont que des « applications structurées » seulement logiques, productives, entrepreneuriales, ou mécaniques dans leurs fonctionnements ? Ou bien sont-ils aussi l’expression créative d’une entité organique, une création aux multiples potentiels d’évolution ?

Être concentré sur les aspects pragmatiques et concrets de la création, la gestion et du pilotage d’une Activité, d’un Projet ou d’une organisation, est certes important.

Mais savoir prendre du recul sur l’entreprise ou le projet avec une ouverture de perception et une compréhension élargies l’est tout autant.

Savoir « sortir la tête du guidon » pour lever le regard vers les étoiles permet la réception d’autres guidances que celles de la « road map » (« feuille de route » en Anglais). Et cette « prise de hauteur » s’apparentant à une « vision quest » (« quête de vision » en Anglais) est certainement plus inspirante, notamment sur les décisions sur les longs termes.

C’est dans le cadre de cette ouverture perceptive et d’analyse optimales car élargies, que l’approche Uchū Hensei Seitaikei permet une présence et une action ultra-pertinentes et visionnaires.

Les points fondamentaux dans la vision de l’approche Uchū Hensei Seitaikei

L’Humain

Dans l’Uchū Hensei Seitaikei, l’humain est considéré comme un être vivant de façon holistique.

Il est considéré autant dans ses « parties visibles », que dans ses parties « perceptibles » mais invisibles, et aussi dans ses parties subtiles et cachées.

Cela implique de porter attention à ses besoins vitaux et à ses aptitudes, potentialités et capacités révélées et latentes.

Cette attention concerne autant l’individu que le collectif.

L’Activité, le Projet et l’Organisation

L’Activité, le Projet ou l’Organisation sont également considérés non comme une simple action, une structure ou un plan stratégique, d’application ou de réalisation « mécanico-logique » ; mais comme une entité vivante.

Cette entité vivante est l’extension créative de l’humain ou des humains qui en sont les créateurs, les acteurs principaux et les protagonistes.

Entre l’Activité et l’Humain il n’y a ainsi aucune séparation ni division, puisque qu’entre eux s’instaure une Relation. Cette Relation est la résultante de la qualité des interactions, et de la conscience de l’Interdépendance, qui lient l’Activité et l’Humain. Cette qualité relationnelle conditionne totalement le succès et la réussite de l’Activité ; d’où l’aspect capital de cultiver l’Harmonie.

Une courte rétrospective du Management et de la gestion de l’Entreprise depuis le XXème siècle, pour mieux comprendre l’évolution du rapport de l’Humain à l’Activité

Du Taylorisme, au Management Agile en passant par le Lean Management

L’ère de l’industrialisation a transformé ce principe du rapport Activité-Humain, en donnant de plus en plus de place à la machine et à la technologie. L’Industrie a mis de plus en plus l’humain au service des capacités de la technologie, plutôt que l’inverse. Le Fordisme, le Taylorisme, puis le Toyotisme (Lean Management 2.0) et le Management Agile 3.0, sont des théories organisationnelles et de management, basées sur celles de l’Organisation Scientifique du Travail. Le Lean Management s’est inspiré du Taylorisme et le Management Agile s’est inspiré du Lean.

Ces théories ont développé au fil du temps les méthodes d’optimisation :
  • du rendement, de la productivité et de la rentabilité (Taylorisme #1.0)
  • de la qualité et de la flexibilité de la production d’une entreprise (Lean Management #2.0)
  • et enfin de la « satisfaction client » par pertinence « ajustée » de la production et la rapidité de livraison « par étapes » de ses produits (globalement de sa réactivité et sa capacité d’adaptation : Management Agile #3.0).

Ces modèles organisationnels ont tous atteint leurs limites, puisqu’ils ont tous omis ou négligé les aspects de l’équilibre individuel et collectif de l’Humain et de l’Environnement. En tant qu’Environnement, il s’agit ici autant de celui de l’Activité, que de l’environnement naturel, social et économique.

Les sciences et la R&D (« Recherche et Développement »)

Les « sciences dites dures » auxquelles peut être associée « l’Organisation Scientifique du Travail », réfutent encore la considération de la Conscience. Cette notion de « Conscience » (« awareness » en Anglais) n’est pas celle de la conscience mentale (« mindness »), qu’on a longtemps cherché à « rendre plus performante » par moult formatages et « outils de développement » dit « personnel ». La Conscience dont je parle se réfère à l’Essence même de l’Acteur principal, l’Être humain. Cette Conscience nourrit une relation sage et responsable avec ses Ressources naturelles et vitales, ainsi qu’avec son environnement global.

Les recherches de développement et d’optimisation de la productivité ont concentré leurs efforts exclusivement sur le bénéfice tangible qu’elles pouvaient en tirer. La R&D et la logique de l’Activité humaine professionnelle sont encore trop orientées seulement sur les notions de profit. Le leitmotiv en est la « Croissance », l’efficacité et la Performance au service du « produire (toujours) plus pour gagner (toujours) plus ».

Cette stratégie acte au détriment de « tout ce qui n’est pas dans l’intérêt direct » de cette vision de la croissance, ni en complaisance absolue avec le profit de ses protagonistes (gain et pouvoir personnels). C’est en fait la culture d’une avidité distopique rejoignant le concept politico-économique du « Progrès ». Son but profond n’est pas d’améliorer la vie des êtres vivants par le mieux-être, mais d’augmenter le consumérisme et la dépendance de l’humain à cette sur-consommation induite par tous les moyens.

L’Holacratie (Holacracy®)

Le système organisationnel et managérial holacratique fut développé progressivement au début des années 2000 par Brian Robertson (Holacracy®) au sein de son entreprise de production de logiciels (Ternary Software). S’inspirant des méthodes Agiles et du Lean Management, son objectif est aussi de mettre au point des mécanismes de gouvernance plus efficaces.

Dans la vision Holacratique, les systèmes pyramidaux qui se sont imposés comme la norme dans les organisations et dans les sociétés humaines sont reconnus sources de violence et d’inefficacité. Ils sont réputés mettre l’avenir de l’humanité en péril.

Les concepts et principes Holacratiques

Pragmatiquement, une équipe projet est conçue comme une entité autonome construite autour d’une finalité. Cette entité est considérée comme organique. L’approche de l’Holacratie est donc fondée sur le biomimétisme. L’Entité holacratique est souveraine dans son fonctionnement interne. Mais elle est dépendante des attentes de la structure plus large dans laquelle elle s’insère. Elle doit, selon le même principe, respecter l’autonomie des membres qui contribuent à son fonctionnement.

L’Holacratie est apparentée à la Sociocratie, qui est également inspirée de l’observation des systèmes vivants, et prône les principes d’auto-organisation. Sociocratie et Holacratie s’appuient sur des processus de décisions précis et structurés. Elles accordent un rôle central à la raison d’être de l’Organisation et des cercles qui la composent.

Leurs 4 Principes fondamentaux de l’Holacratie sont : 

  1. la gouvernance par cercles,
  2. le double lien des échanges,
  3. la gestion par consentement
  4. et l’élection sans candidat.
Les concepts « classiques » de la hiérarchie et de son pouvoir

Ce mode de management dit horizontal cherche à renverser la logique du management traditionnel par les « cercles de gouvernance ». Cependant, il semble encore rester sur une conception interactive entre « le haut et le bas de la structure holacratique ». Ce « bas » est représenté par l’entité holacratique, et le « haut » par la structure dans laquelle elle s’insère. Les décisions et directives au sein de l’organigramme seraient donc encore basés sur les approches ascendantes et descendantes, malgré tout. Il est en effet difficile de sortir des standards conceptuels en lien avec les notions culturelles de hiérarchie.

La Transition globale vers le Nouveau Paradigme

L’époque que nous traversons va nous démontrer de plus en plus explicitement à quel point le monde économique a fait fausse route. Sa promesse de plus de « liberté et de richesses » montre avec de plus en plus d’évidences ses limites et contradictions. Car elle n’a fait qu’asservir de plus en plus l’Homme ; que piller, dévaster et épuiser les Ressources de la Mère Terre. Ces conséquences désastreuses étaient implicites, prévisibles, annoncées et dénoncées. Mais peu sont ceux qui ont accordé leur attention et une juste importance aux énergies de divulgation. L’avidité est une grande faille et faiblesse en l’Homme, qui le rend sourd et aveugle.

Les systèmes de notre civilisation sont tous construit dans un format pyramidal, qu’ils soient économiques, politiques, financiers, sociétaux, gouvernementaux, administratifs, éducatifs, scientifiques, etc. Le Changement de Paradigme que nous vivons prendra un temps indéfini pour être totalement instauré et intégré. Mais il représente une contrainte absolue et d’ordre cosmique qu’aucun de nous ne pourra pas éviter. On ne peut arrêter un tsunami d’énergie cosmique transformant tout l’Univers.

L’Harmocratie

Dans la continuité d’évolution de l’Holacratie, l’Harmocratie est également une belle progression

L’Harmocratie #4.0 est alors récemment arrivée en se différenciant des système managériaux précédents, tout en s’en inspirant. Créée par Loïc Leofold dès 2014 en France, elle se revendique plus comme une philosophie de gouvernance facilitant et portant l’intelligence collective et collaborative. Tout en étant dans la ligne d’élan de l’Holacratie et s’inspirant du Lean Management et des méthodes Agiles, l’Harmocratie est un nouveau pas en avant, sur le chemin d’évolution de la gestion ou gouvernance de l’Activité humaine.

« Cette gouvernance intégrale et innovante combine et transcende les approches issues du biomimétisme, de l’intelligence collective, de la facilitation et des neurosciences cognitives. Elle donne beaucoup d’importance au développement et à l’intégration des Soft Skills ».

tel que l’exprime Loïc Leofold, fondateur de l’Harmocratie.
Les 7 Principes fondamentaux de l’Harmocratie

Elle est construite autour de ces sept principes :

  1. Expérimenter la confiance,
  2. Libérer les pensées parasites,
  3. Développer les appétences collaboratives,
  4. Auto-valoriser les équipes,
  5. Faciliter la créativité,
  6. Construire une organisation intuitive,
  7. Promouvoir l’harmonisation continue.

Loïc Leofold la présente comme une innovation sociale disruptive pour répondre à la complexification des organisations. Son but est de générer un potentiel de créativité inépuisable, en libérant la capacité d’auto-gouvernance de l’Entreprise. Cette auto-gouvernance est basée sur le pouvoir de l’harmonie et de l’intelligence collective, et adaptée aux aspirations des nouvelles générations, dont la génération Z.

La question de « satisfaction de l’Ego »
Doit-on continuer de vouloir « satisfaire l’ego » ?

L’Harmocratie s’ouvre plus largement à la considération du bien-être et de l’équilibre individuel, collectif, et aussi de celui de l’Organisation. Cependant quelques paradoxes y résident. Notamment le fait que tout en prônant la « cessation des luttes et quêtes de pouvoir égotiques », elle base encore ses principes sur la satisfaction de l’Ego, tant individuel et collectif, que celui de l’Organisation même. Sa conclusion en est : « peut-on être heureux sans satisfaire l’Ego ? ».

En cela, elle suit une logique identique à celles de la Psychothérapie et des Neurosciences, dans leurs concepts premiers. En effet, la vision de la Conscience (« awareness ») de ces approches ne dépasse généralement pas le stade de la conscience égotique et mentale, ou intellectuelle (« mindness »). Pour Loïc Leofold, « satisfaire l’Ego » évite de le stimuler dans sa quête de pouvoir et dans les luttes concurrentielles qui en résultent, tant au sein des équipes, que dans les interactions externes à l’Organisation.

Principes de sagesse et lois cosmiques

Je dirais plutôt que la satisfaction de l’ego, tant individuel, collectif qu’organisationnel, passe par des expériences duelles assujetties aux polarités situationnelles opposées. Elle génère de ce fait des tensions incontournables, voire de la souffrance (la « souffrance au travail » bien connue et dénoncée par la Médecine du Travail). Cette démarche tend donc à « fonctionner » comme le mouvement d’un pendule, qui s’équilibre en oscillant autant d’un côté que de l’autre ; avant de se stabiliser dans l’immobilité centrale et verticale, ou bien la giration circulaire autour de l’axe vertical.

Cela rejoint le principe du Tao (Yin et Yang), où le seul point d’équilibre, même lorsque ce cercle aux deux polarités tourne, est le point central. Il n’y a qu’e la’une position qui permette de rester stable et en équilibre permanent dans le mouvement ; c’est celle du centre, ou du point axial. Tous les Arts martiaux orientaux connaissent, appliquent et enseignent ce principe cosmique fondamental, dans leur techniques et la recherche de la maîtrise du Ki.

Dans de telles circonstances d’équilibre et de stabilité maîtrisée, cette satisfaction n’est donc plus celle de l’ego, mais celle du Soi. Et elle engendre et procède de la transcendance des expériences duelles. Les défis ne sont plus abordés de la même façon, ni avec la même énergie. Les vues dites égoïstes individuelles et identitaires ne sont plus le moteur de l’action, et la satisfaction qui en découle est bien plus grande et durable.

Le défi de la problématique de l’Ego

Qu’est-ce que l’Ego

Si l’Homme a un ennemi, c’est certes son Ego ; bien qu’il ait son utilité. Dans le Cosmos/Univers, rien ne manque et rien n’y est superflu. L’Ego est le moyen d’apprentissage, par la comparaison, à discriminer et juger. Pour l’Ego, diviser ou séparer lui sert à établir une différence. Il fonctionne en « mode binaire », comme un ordinateur ; pour lui, « c’est noir ou c’est blanc ». Se libérer de l’Ego, progressivement, permet de sortir peu à peu du jugement pour rallier le discernement unifiant. Quoi de meilleur pour conforter et stabiliser la « cohésion du collectif », et l’efficience de l’Intelligence collective ?

L’Ego est un insidieux perturbateur de l’Être humain. Il l’amène tôt ou tard à toutes sortes de transgressions et d’excès, au détriment de lui-même (ce qui lui appartient mais dont il n’est pas conscient), des autres et de son environnement. Même si on est animé de bonnes intentions, l’emprise de l’Ego sur les mobiles et vues de ces intentions les fera toujours dévier vers la dualité, par la disparité des factions. Que ces factions égotiques soient internes ou externes, elles génèrent invariablement division, séparation, concurrence et luttes. C’est le « jeu de la dualité ». Il est plutôt difficile voire impossible d’unifier véritablement des Ego de façon stable et pérenne, sur le long terme ; même des Ego « satisfaits ».

Les productions de l’Ego

Le monde d’aujourd’hui nous prouve sans cesse, chaque jour un peu plus, les désastres qu’accomplit se comportement lié aux « luttes intestines » de l’Ego. N’est-il pas la résultante des choix humains d’hier, qu’ils aient été faits en conscience ou dans l’ignorance ? Et quels ont été les motivations profondes de ces choix de la grande majorité ? Ne sont-elles pas les croyances et les peurs, fondations de l’Ego ; plutôt que la Foi et l’Amour, radiance du Soi/Cœur/âme ?

Un « Ego satisfait » a tendance a se laisser glisser dans l’abus quel qu’il soit, par sa sensation de domination. Un « Ego insatisfait » accède au développement de la rivalité séparatrice, pour établir sa domination. Satisfait ou insatisfait, l’Ego ne fait que compenser « son trop ou son pas assez », par la quête de contrôle et de pouvoir, à son avantage et bénéfice prioritaire et final.

Ego et psychopathologie
Le piège de l’identification de l’Ego au mental

Le couple Ego-mental est très insidieux et fin, ou plutôt « malin », dans ses stratégies de quête de domination et d’obtention du pouvoir. Par exemple, pour forcer sa reconnaissance et « briller à tous prix » il joue toutes sortes de « rôles », ce qu’on appelle les « masques psychosociaux ». Ainsi il peut très bien s’investir dans le fait de « sauver les autres » ou l’humanité ou les « plus démunis », pour devenir un « sauveur » et être reconnu en tant que tel.

Triangle de Karpman et perversion narcissique

C’est le phénomène du Triangle de Karpman : le « personnage » est un temps le sauveur, puis le bourreau, puis la victime. On le nomme aussi « jeux psychologiques » dans lesquels s’inscrit la perversion narcissique. Ces « jeux psychologiques » sont un véritable fléau des lieux professionnels et familiaux, où s’instaurent la hiérarchie et les relations de domination.

Dans le contexte de l’Organisation, les fonctions managériales et dirigeantes stimulent énormément cette psychopathologie. Elle peut rester discrète un temps, grâce à la grande habileté des pervers narcissiques à maîtriser la manipulation. Elle se révèle alors tôt ou tard, lorsqu’ils ont le pouvoir et en abusent sans limites, aveuglément.

« Mal-a-dit » de l’Ego surdimensionné

On peut en déduire et considérer que, un Ego surdimensionné est une souffrance comparable et assimilable à une psychopathologie. Ceux qui en sont atteints sont eux-mêmes aveuglés et esclavagés par leurs stratégies mentales et comportements « automatisés ». Ils sont ainsi persuadés « d’accomplir le bien » pour les autres, car ils pensent absolument savoir et mieux que quiconque « ce qui est bien pour les autres ». Ils se considèrent plus intelligents et supérieurs à ceux qu’ils dominent et manipulent. Ce surdimensionnement de l’Ego vient toujours compenser un complexe d’infériorité profond ou inconscient, par un complexe de supériorité.

L’approche transactionnelle de la psychologie environnementale : le Modèle Écosystémique

Origine du modèle écosystémique

Le « Modèle écosystémique » est à la base une approche transactionnelle de la psychologie environnementale, qui a commencé à être formalisée dans les années 70 (Ittelson, Proshansky, Rivlin, et Winkler) ; bien que ses prémisses datent des années 50. Elle représente l’Écologie du Développement Humain, née à la fin des années 70 / début des années 80 des travaux de Urie Bronfenbrenner, un psychologue-chercheur américain.

Composantes et principes du modèle écosystémique

Ce système de « l’écologie du développement humain » est un modèle centré sur « la Personne ». Il distingue différentes strates ou périphéries, dans la structuration de la vie relationnelle d’un être humain. Ce système ouvre plus à la prise de conscience de l’interrelation et de l’interdépendance de l’Individu avec son Environnement proche et plus éloigné. Il prend en compte les effets de ces interrelations et les niveaux où elles interagissent. L’Harmocratie intègre à sa manière cette approche écosystémique.

Il distingue :

  • Le Macrosystème qui réfère aux aspects culturels entourant la personne.
  • Le Microsystème qui réfère aux relations entre la personne et son environnement immédiat.
  • Le Mésosystème qui réfère aux réseaux de services dans l’environnement immédiat de la personne.
  • L’Exosystème qui réfère aux réseaux et services sociaux qui concernent la personne, mais dans lesquels elle n’est pas impliquée directement.

Cette recherche d’équilibre de l’écosystème est intégrée de façon holistique dans les Principes du Modèle Écosystémique Cosmocratique #5.0 Uchū Hensei Seitaikei. Néanmoins, des adaptations sont nécessaires.

L’adaptation du modèle écosystémique à l’Activité humaine

Dans le cadre psycho-thérapeutique, l’approche écosystémique implique la prise en considération de plusieurs niveaux logiques : l’individu, la famille, les services, la société. Cette approche sensiblement consciente aux besoins et raisons d’être de l’Humain est donc adaptable à tout contexte d’Activité ; puisque l’humain en est le principal acteur.

En effet, sans humain, pas d’activité. L’Activité est le reflet miroir de l’Humain et de ce qu’il Est profondément en son centre, en lui-même. L’Homme n’est victime de rien, il expérimente seulement continuellement ce qu’il créé et produit. Ces expériences sont les résultantes de ses choix conscients ou inconscients d’orientation et de centres d’attention, dépendants de ses états de conscience.

Les niveaux logiques du modèle écosystémique spécifiques à l’Activité

Dans l’Approche Écosystémique de l’Activité collective, professionnelle ou pas, d’autres éléments viennent s’ajouter aux niveaux logiques. Comme celui du collectif d’acteurs ou collaborateurs qui sont directement liés à l’Activité ou au Projet. Ou bien encore celui des fournisseurs, celui des partenaires, et ceux d’autres acteurs qui sont en lien plus ou moins direct. On peut alors attribuer ces niveaux définis à la sphère du Mésosystème.

Enfin, dans le cadre professionnel, il y a aussi l’interaction non négligeable avec la technologie et l’IA du Big Data. Elle peuvent être respectivement placées dans les sphères de l’Exosystème et du Macrosystème, suivant les degrés d’utilisation de ces technologies et données en ligne.

Le MODÈLE ÉCOSYSTÉMIQUE et ORGANISATIONNEL COSMOCRATIQUE #5.0 (#5.0 Uchū-Hensei Seitaikei)

Avant propos : La considération de l’Ego dans le Modèle Écosytémique Cosmocratique

On ne peut certes pas « tuer l’Ego »

C’est pourtant ce qu’on envie de faire lorsqu’on est conscient et saturé des souffrances qu’il génère

En l’étudiant, on s’aperçoit qu’il est source de toute dualité et donc de divisions en soi-même et au sein des collectifs et communautés, quels qu’ils soient. Tant qu’il a le pouvoir en nous, il crée de manière plus ou moins insidieuse et subtile la « partialité des factions ». Et pour cela il doit diviser. L’enjeu est de trouver l’équilibre « en le remettant à sa juste place ».

Vouloir « tuer l’Ego » c’est lutter contre, donc le renforcer. Cela entraîne une rupture plus ou moins violente suivant la dimension de l’Ego, ce qui génère automatiquement une réaction compensatrice. C’est comme vouloir faire un régime trop drastique que le corps s’active à compenser dès que possible, en reprenant plus de poids. La régularité et la progressivité de méthodes adaptées sont plus sages et efficaces.

Des sagesses anciennes pour se libérer de l’emprise égotique

Bouddha Shakyamuni a posé un jour cette question : « comment changer l’eau sale d’un récipient sans le vider ? ». Il y a répondu par : « Tout simplement en le remplissant d’eau pure jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’eau sale ». Ainsi, nul besoin de « vider l’Être de son Ego » en créant la rupture et en « tuant l’Ego ».

Le Yi King dit aussi que « pour supprimer le mal, le seul et plus sûr moyen est de fournir un effort énergique dans le bien ». Nul besoin donc de guerroyer contre l’Ego non plus.

Détourner l’énergie qu’on lui consacre pour l’orienter vers la construction d’un être émancipé de l’emprise et de la domination de l’Ego suffit. C’est déjà beaucoup, car cela demande du courage pour assumer une absolue honnêteté envers soi-même et les autres, ainsi qu’un investissement sincère et authentique. Cette voie représente le Développement personnel ; bien que souvent, par ce mot certains définissent les pratiques de « développement de l’Ego ».

« Il faut avoir le courage de plonger dans les vagues qui terrifient les hommes pour en rapporter le poisson exceptionnel »

Koan Zen

En fait, l’Ego est tel une « interface de transfert » dans notre cheminement à travers l’Impermanence

Il permet de nous doter de jalons ou repères significatifs tout au long de notre expérience de vie. Il permet de formaliser l’expression de l’abstrait dans le concret −lorsqu’il sert l’Âme / le Soi, ne serait-ce qu’inconsciemment−. Pour cela, il contrôle et décide de quelle manière « les choses doivent être faites ».

Mais pour s’imposer dans l’existence par la prise de contrôle qui le caractérise, il crée aussi des expériences de souffrances. C’est ainsi qu’il expérimente les polarités, voire les extrêmes de la dualité.

Alors, lorsqu’il est touché, nous avons le choix ; soit de le défendre et le protéger pour le renforcer, soit de le transcender et de s’en libérer un peu plus à chaque fois.

Cette libération passe par le Pardon à soi et à l’Autre, et par le Lâcher-prise qui développe la confiance et la Foi, en cultivant le Détachement. L’état de conscience nécessaire à cela est ce qu’on appelle la Pleine Conscience, après être passé par l’Intelligence Émotionnelle.

Le plus difficile est de distinguer l’Ego, « l’état personnel », objet du changement ; de l’Être véritable, « l’état naturel », sujet éternel

Pourtant, entre « la voix de la tête » −de l’Ego identifié au mental−, et « la voix du Cœur » −du Soi ou de l’Âme siégeant dans « l’Intelligence émotionnelle du Chakra du Cœur » (Anāhata Çakra)−, il y a des différences.

L’Ego à soit « tout à perdre » soit « tout à gagner. Le Soi est au-delà, car pour lui, ni gagner ni perdre ne valent, car « tout est expérience et connaissance ». L’Ego ne peut avoir ni la pertinence ni la portée de la vision du Soi.

Ce qui est égotique, est éphémère, illusoire ou irréel, change et passe avec le temps. Ce qui est véritable ne change pas ni ne passe avec le temps. En s’observant soi-même ainsi, il devient aisé de déployer et d’appliquer un discernement pertinent, en sortant du jugement binaire « noir/blanc » produit par la dualité égotique.

Ainsi, le discernement n’est pas le jugement, comme la compassion n’est pas la complaisance, ou comme la bonté n’est pas la naïveté, ou encore comme la sagesse n’est pas la somme des connaissances, ou enfin comme la puissance n’est pas la violence.

Les limites « de surface » de ces distinctions peuvent parfois paraître très fines à percevoir. Néanmoins on peut se rendre compte de l’énorme différence qui réside dans leur ressenti, dans l’état de conscience qu’elles produisent en nous.

Le champ de perception mental auquel s’identifie l’Ego est très limité

L’approche psychologique ou psychanalytique

En Psychologie, la satisfaction et reconnaissance de l’Ego est considéré comme le « fondement de l’équilibre » ; dont on ne peut se passer sans risque de tomber dans la psychopathologie. C’est une vision mentale, ou « psychologique » de l’Être. Et l’Être n’est pas l’Ego. L’Ego, identifié au mental, est incarcéré dans une foule de peurs et de croyances limitantes plus ou moins conscientes. Il représente les premiers stades de l’émanation de la conscience incarnée.

L’approche spirituelle

L’Ego est la somme des « Cinq Agrégats » −dont il fait lui-même partie−, mentionnés dans le Principe « Ichinen Sanzen, 3000 Mondes en Un Instant » ; principe transmis dans le Sūtra du Lotus de la Bonne Loi. L’Ego n’a pas d’existence par lui-même. Il se construit en tant que structure individualisante, lorsque l’identité personnel s’érige, afin de « trouver sa place en ce monde ». Il est partie constituante du « véhicule de matière », qui permet à l’âme d’expérimenter la densité de l’incarnation.

La prison mentale

Nous construisons cette prison mentale depuis l’enfance, dès l’acquisition du langage, en même temps que nous érigeons la « personnalité ». Les peurs et croyances limitantes entretenues de façon automatique (sans l’intervention de la pleine conscience), sont les remparts de protection de l’Ego.

Dans nos sociétés humaines, tout corrobore à ces mécanismes de la psyché, que ce soit les influences familiales, éducatives, sociales, idéologiques, politiques, médiatiques, culturelles et même religieuses. Et cette prison nous éloigne de ce que nous sommes véritablement, en utilisant les peurs comme gardes-fous. Ces peurs ont pour but de nous éloigner de ce à quoi le Soi aspire le plus, (c’est-à-dire le Chemin de vie qu’il a choisi d’expérimenter), dans la liberté d’Être. C’est un fait récurrent, qu’on en soit conscient ou pas.

L’aspiration profonde, le chemin de l’âme

Cette aspiration profonde et commune à tous est la liberté d’être dans l’harmonie, le « juste équilibre », qu’on appelle aussi le bonheur. Mais pour la plupart d’entre nous, il est nécessaire de s’éloigner de ce chemin de l’essentiel, pour pouvoir y revenir. C’est ainsi, en expérimentant les opposés de la dualité jusqu’aux extrêmes limites du supportable, que nous apprenons d’abord à juger et discriminer, puis ensuite à discerner.

L’Ego est une construction mentale individuelle et collective

L’Ego n’est pas seulement individuel. Par accord de résonance (idéologique, politique, culturelle, nationaliste, …), il s’unit et constitue automatiquement des égrégores (formes pensées) collectifs ou communautaires. Ces égrégores peuplent ce qu’on appelle l’inconscient et le conscient collectifs. Ce phénomène concerne tous les groupes, des plus petits aux plus grands, de la cellule familiale à la nation, en passant par l’entreprise ou l’association.

Égrégores égotiques collectifs

Les interactions de l’Activité humaine et les entités organisationnelles n’y échappent donc pas. C’est à ce titre qu’on peut parler de « l’Ego d’une Organisation ». La prise en considération de ce fait dans le Management a fait naître le corporatisme d’entreprise ou de marque, qui vise à stimuler la motivation et le sentiment d’appartenance à une entité organisationnelle.

Tout groupe produisant une pensée ou une idéologie collective génère un égrégore (« forme pensée »), c’est le principe même des cultures et de leurs archétypes et codes distinctifs.

L’Ego organisationnel

Il est clair que ce type de regroupement cohésif de « Ressources Humaines » ne s’intéresse généralement que très peu à l’intérêt général. Il sert avant tout l’Ego organisationnel et ses plus importants bénéficiaires (en terme de pouvoir, d’avantages et de revenus), qui en sont également les premiers protagonistes.

Sauf lorsque la cause ou raison d’être de l’Organisation est d’ordre plus sensible que commercial ; comme les actions humanitaires, sociales ou servant la préservation de l’environnement. Alors, dans ce cas, la pensée collective crée un égrégore servant le bien commun, d’une collectivité plus ou moins large et ouverte.

Lutter contre l’Ego, c’est le renforcer en nourrissant sa force de réactivité, plus ou moins latente

L’Ego est un « dragon à maîtriser » et non à tuer. Son existence s’efface d’elle même lorsque le niveau de conscience « monte en fréquence vibratoire ». Car plus cette fréquence s’élève et moins il a de raison d’être. Bouddha Shakyamuni a enseigné que « étudier l’Ego c’est commencer à se libérer de l’Ego ». Observer, analyser et comprendre ce que l’on souhaite transformer est fondamental. La maîtrise de l’Ego, en « l’apprivoisant par le détachement », est la première étape de la libération de la conscience supérieure du Soi, pour s’ouvrir ensuite à la supra-conscience unifiée.

Lorsque l’Ego s’efface devant la « conscience supérieure » (en fréquences vibratoires), c’est le « Chemin du Cœur » qui prend la priorité sur le « Chemin de la tête ». Cela implique une transformation profonde de l’Être, une Alchimie interne de sublimation. Les lois qui régissent ce phénomène sublimatoire ne sont pas saisissables d’emblée par le mental. Elles ne sont pas non plus limitées à l’intellectualisation, comme peuvent l’être la Psychologie et les Neurosciences. Néanmoins elles englobent ces niveaux de compréhension dans les effets qu’elles produisent, puisqu’elles touchent toutes les strates de l’Être. C’est pour cette raison qu’ensuite, une fois que l’expérience a été vécue, la compréhension « vient d’elle même », sans qu’on ait à « aller la chercher ».

L’approche énergétique est complète, et propose une compréhension ou vision simplifiée de la complexité, tant individuelle, collective, qu’organisationnelle

La profondeur d’observation et d’analyse du modèle cosmocratique #5.0

Par l’approche bioénergétique singulière de l’Uchū Hensei, l’analyse et la compréhension recouvrent les différents stades de manifestation et d’interaction connus entre l’Être et son Activité (exotériques et ésotériques, métaphysiques ou quantiques et énergétiques). Elles plongent dans l’infiniment petit (niveau subatomique) tout en ayant une vue de l’ensemble. C’est ce qu’on nomme la « vision de l’Aigle ». Cette approche ou vision unifie les perceptions microcosmiques et macrocosmiques.

Cette considération holistique regroupe les plans physiques (matière, corps physique, émotionnel et mental) et les plans spirituels (niveaux de conscience et de supra-conscience). Car tous ces plans de manifestation ou d’existence sont absolument non-dissociés et indissociables. Ce sont simplement des dimensions « parallèles » qui vibrent sur des fréquences différentes. Leur interaction est permanente.

L’utilité de cette profondeur d’observation

Ainsi, les causes subtiles peuvent être détectées et définies, pour expliquer pragmatiquement les effets contextuels et concrets. Cela permet de trouver les solutions les plus adaptées. Les liens entre visible et invisible, entre concret et abstrait sont alors dévoilés, mettant en évidence leur existence indissociable.

Dans notre monde actuel les interactions au sein des écosystèmes et entre écosystèmes se complexifient sans cesse et de plus en plus vite, à tous niveaux. Qu’il s’agisse des évolutions des fonctionnalités socioculturelles, technologiques, des réglementations, ou économiques, l’information à intégrer est de plus en plus dense et importante.

L’approche et l’analyse énergétiques permettent un « grand ménage » et une simplification radicale et pertinente. Car elles éclairent les choix les plus judicieux « au-delà de la superficialité logique ». Le superflu et l’éphémère, créant la séparation des factions sont mis de côté ; qu’ils soient explicites ou implicites, « visibles et palpables » ou « invisibles et insidieux ».

L’impartialité et l’authenticité de cette perception profonde

L’énergie est impartiale et tranchante. Elle ne ment jamais et « fait tomber les masques », qu’ils actent l’illusion, ou jouent des rôles de l’hypocrisie sociale. Elle déjoue les jeux égotiques ou relationnels et leurs tentatives de manipulation. Ainsi, dans la plus grande clarté et transparence, tout ce qui a pour vocation de s’unir est réunifié. Toute cause et problématique créant une dysharmonie peuvent être réharmonisées et solutionnées, jusqu’à leur origine ou « cause des causes ».

Le mode d’observation du terrain sensible de la thérapie, de plus bioénergétique, est pertinent dans le contexte de l’Activité Humaine.

La pertinence de cette vision (trans)perçante appliquée à l’Activité humaine

Ceci, dans la mesure où l’attention aux aspects thérapeutiques nous amène à être vraiment impliqué dans la restauration de l’humain et du respect du Vivant dans toues leurs dimensions d’existence, au cœur de cette Activité.

Indifféremment, que la visée de cette Activité soit professionnelle, sociale, humanitaire ou privée, elle concerne toujours et en premier lieu son Acteur principal -l’Être Humain-, et les effets qu’il produit sur son environnement. Les notions de « caractères et domaines d’activités » ne sont que les aspects multiples de la forme que prend l’Activité. Et quel que soit la forme que prend l’Activité, elle est toujours la conséquence de ce qu’est l’être humain.

Une méthodologie partie de l’approche de la thérapie bioénergétique

Pour l’approche écosystémique #5.0 Uchū Hensei, ces aspects sont seulement une résultante émanant de ce qui essentiel. C’est justement sur cet Essentiel qu’est concentrée l’attention, ainsi que sur tout acte de création, d’ajustement, de modification, de transformation et de développement qui en découlent.

Dans les domaines de la Bioénergétique, de la Biodynamique, de la Méditation, et de la Spiritualité non pervertie en mysticisme dogmatique ou New Age, cet Essentiel est le « Point ou Temps Zéro » et figure le Centre absolu de l’Être. C’est justement de ce point central essentiel (« Shōten » en Japonais) que sort le pouvoir de vision à la fois simplifiée et globalisante, dans tous les niveaux d’expression de la forme.

C’est l’accès à la Pleine Conscience qu’il est salutaire de réaliser, tant à titre individuel que collectif.

Préoccupations et structuration organisationnelle cosmocratiques

Les 8 Principes fondamentaux

Le modèle écosystémique Uchū Hensei Seitaikei est fondé sur 8 Préceptes universels nécessaires à son élaboration :
  1. Respecter l’intégrité et le bien-être de l’individu, du collectif et de l’environnement.
  2. Préserver la liberté et la souveraineté de l’Humain et du Vivant de façon équitable.
  3. Unifier durablement et fermement l’identité individuelle avec l’Activité, le Projet et l’identité collective des acteurs interagissant.
  4. Appliquer la Peine Conscience et l’unicité dans l’ici et maintenant.
  5. Cultiver en conscience le lien à la Source infinie et unique du Tout qui nous nourrit et nous unit, nous, les autres et le Tout.
  6. Organiser la multiplicité des actions et des Richesses Humaines, pour éviter les dysfonctionnements générateurs du chaos, et asseoir un tout cohérent, équilibré et efficace.
  7. Cultiver l’évolution continue et infinie, pour développer l’auto-organisation.
  8. Cultiver et développer le pouvoir de l’échange sain, fluide, constructif et efficient.
1- Respecter l’intégrité et le bien-être de l’individu, du collectif et de l’environnement

L’établissement de l’Activité et de son organisation socio-économique est fondée sur les nécessités les plus primitives de l’Humain et du Vivant. La considération éthique à soi et aux autre, comme à l’environnement, est une nécessité vitale.

2- Préserver la liberté et la souveraineté de l’Humain et du Vivant de façon équilibrée et équitable

L’Activité et son organisation sont indépendantes de toutes les formes de politiques, qui sont les objets du Changement. Mais elles sont dépendantes des exigences naturelles de la vie −dont celles de son ou de ses acteurs, et celles de l’ensemble des règnes du Vivant− qui restent éternellement les mêmes. On ne peut pas transiger, ni avec les lois du Vivant, ni avec l’Équité, sans être dans le sabotage et l’auto-sabotage.

3- Unifier durablement et fermement l’identité individuelle avec l’Activité, le Projet et l’identité collective des acteurs interagissant

Comprendre, accepter et intégrer comme valeur que, quel que soit la diversité que les dispositions individuelles, de la culture, de l’éducation ou de la formation font régner entre les acteurs interagissant, la nature humaine dans son fond véritable est la même chez tous. La raison d’être de l’Activité (« Ikigai« ), du Projet ou de l’Organisation, devient ainsi naturellement cohésive lorsqu’elle résonne en accord avec les valeurs de chacun(e), et de celles du groupe.

4- Appliquer les principes de Peine Conscience et d’unicité dans l’ici et maintenant

Comprendre, accepter et intégrer comme valeur le fait de percevoir et d’acter sans superficialité ; mais en accord avec la fontaine intarissable et pure de la nature multidimensionnelle qui est l’essence de l’Homme. L’authenticité, la simplicité et l’humilité sont alors incontournables et harmonieusement productives. Car elles nourrissent tant les intérêts et besoins de chacun, de tous et du tout. C’est instaurer la connexion à l’état de pleine présence à soi, aux autres, et à l’environnement, comme base relationnelle.

5- Cultiver en conscience le lien à la Source infinie et unique du Tout qui nous nourrit et nous unit, nous, les autres et le Tout

Comprendre, accepter et intégrer comme valeur le fait que chaque acteur de l’Activité, du Projet et de l’Organisation a besoin de puiser énergie et information à la Source infinie du Tout. Car cette Source infinie du Tout, est l’Essence de chaque être. Quel que soit le nom qu’on lui donne, cela ne change rien à son Essence, ni à ce qu’Elle/Il Est. Ceci est nécessaire, afin que l’interaction collaborative puisse réellement profiter à l’ensemble des acteurs, ainsi qu’à l’Activité, au Projet et à l’Organisation, puis à la globalité environnementale. C’est l’instauration en conscience de l’Intelligence collective. Il n’est pas nécessaire de cultiver un chemin religieux ou mystique pour cela. La simple conscience de ce fait et un comportement en concordance suffisent.

6- Organiser la multiplicité des actions et des Richesses Humaines, pour éviter les dysfonctionnements générateurs du chaos, et asseoir un tout cohérent, équilibré et efficace

Distinguer et répartir organiquement et harmonieusement les tâches et les porteurs(ses) de compétences, afin que chacun(e) trouve sa juste place. Cette juste place est celle de son bien-être et de sa réalisation, ainsi que du bien-être et de la réalisation des autres et du tout. C’est la base de développement de l’Intelligence collective.

7- Cultiver l’évolution continue et infinie, pour développer l’auto-organisation

Être dans la conscience de l’Apprentissage tout au long de la vie et de l’Évolution permanente n’est pas une logique, mais une loi naturelle. Que ce soit à travers les expériences, leurs résultats, les (in)formations, les accompagnements (coaching, mentoring et supervisions), ou simplement les échanges relationnels au quotidien, nous avons de multiples façons de nous enrichir. Cette humilité de pouvoir « garder l’âme de débutant » à l’esprit toujours ouvert, quel que soit son avancement ou son expérience, est une grande richesse pour soi et les autres. C’est le fondement de l’évolution des espèces vivantes qui est animé par la Pleine Conscience. À ces conditions, l’auto-organisation de l’Intelligence collective peut se déployer avec fluidité.

Bien sûr, en évoquant la notion « d’évolution continue » certains pourront penser à la méthode Kaizen. Cependant, bien que cette méthode ait des avantages certains, nous sommes en des temps où une approche disruptive est nécessaire. Car on ne peut opérer une amélioration « step by step », sur la continuité de bases et valeurs qui ne répondent plus aux besoins de l’évolution actuelle. Mais cela n’implique pas forcément de délaisser le Kaizen en totalité.

Par exemple, Toyota a ainsi mis de côté la méthode Kaizen. Gill Pratt, le PDG du Toyota Research Institute, a expliqué lors d’une interview que « La méthode Kaizen a fait le succès de Toyota parce qu’elle a permis d’améliorer chaque jour le design des voitures ». Mais que « cette méthode n’est plus efficace lorsque l’environnement devient incertain et qu’un nouveau design optimal apparaît. » Alors, pour lui, « il faut aller vers une innovation de rupture, plutôt qu’améliorer l’existant à petits pas ».

8- Cultiver et développer le pouvoir de l’échange sain, fluide, constructif et efficient

Entretenir et protéger une communication harmonieuse, non violente et non égocentrique, basée sur le respect (de soi et de l’Autre), l’authenticité, la compassion ou au moins la bienveillance, le co-constructivisme et la créativité. C’est la base de l’auto-gouvernance de l’Intelligence collective, après qu’elle se soit auto-organisée par la même voie d’un relationnel sain.

Conclusion des 8 Principes du modèle Uchū Hensei Seitaikei #5.0

En résumé, le Modèle Écosystémique Cosmocratique #5.0 (#5.0 Uchū-Hensei) est basé sur, et orienté vers un fonctionnement harmonieux et éthique, juste et équitable, créatif et efficient -de façon holistique- de l’Activité humaine. Cette attention s’applique autant au système structurel de l’Activité et à ses fonctionnements, aux effets et résultats de sa production et distribution de créations, ouvrages, services et produits, qu’à ses modalités et moyens de création ou production.

La structure du modèle écosystémique cosmocratique 5.0, « Uchū Hensei Seitaikei »

Son schéma structurel n’est pas pyramidal ou angulaire, mais circulaire. Tout comme dans le Cosmos, l’information ne circule plus comme « avant » de façon « ascendante et descendante », mais à la fois de façon parallèle, transversale, multidirectionnelle, multidimensionnelle et unifiée.

Certes cela représente la réinvention des systèmes hiérarchiques tels qu’ils ont toujours été conçus et appliqués.

Bien qu’on puisse penser « a priori » que cette transformation disruptive entraîne des déséquilibres générateurs de chaos, « a posteriori » elle réorganise au contraire les écosystèmes pour leur apporter un nouvel équilibre et une nouvelle expansion durable qu’ils n’ont jamais connu.

Il est néanmoins important que cette transformation et réorganisation se déploie de façon très progressive et adaptée, mais sans procrastination. Des « phases plateau » de stabilisation sont effectivement nécessaires, mais si elles perdurent au-delà de leur utilité, elles entravent et déconstruisent le processus d’évolution par le changement.

Pour résumer ce changement de concept d’interactions, on peut dire simplement que :

  • L’écosystème circulaire est un espace créatif de collaboration et de co-constructivisme ;
  • alors que le système organisationnel pyramidal est un terrain de concurrence et de luttes.
Le « Centre » émetteur et récepteur, est « partout à la fois », et la périphérie n’est nulle part, dans l’absolu conceptuel

Ce principe structurel et organisationnel est capital, c’est la pierre d’angle de l’érection ou de l’intégration du modèle écosystémique Uchū Hensei.

Dans le cadre de la création d’une activité, on peut y œuvrer dès les prémisses. L’expansion se produit de « l’intérieur » ou « Centre », vers « l’extérieur » ou « Cercle étendu d’interaction ». C’est comme bâtir sur un terrain vierge de toute construction, et préparé à être construit.

Dans le cadre d’une transformation d’Activité déjà en cours, ainsi que de son entité génératrice, le processus de transformation est différent. Il est nécessaire alors de mettre en place une transition progressive, en commençant par intervenir depuis les couches périphériques, pour aller de plus en plus vers le Centre générateur d’Activité. Cela évite une rupture trop déstabilisatrice, par l’application d’un processus d’imprégnation, notamment pour les moyennes et grandes entreprises. Pour une activité indépendante ou une petite entreprise, un consensus pour initier un changement interne est plus simple à réaliser.

Qu’il s’agisse d’une Activité indépendante en solo, d’une petite entreprise, d’une PME ou d’un grand groupe, cette logique structurelle reste toujours la même.

Ce qui change en fonction de la dimension du Centre de l’Activité (le nombre d’acteurs y participant et collaborant), c’est le temps que cette transition prend pour être mise en place et appliquée. Ainsi, plus la structure centrale de l’Activité est grande, et plus il y aura d’étapes progressives à mettre en place. Ce « temps d’intégration et d’assimilation » est nécessaire afin de de pas créer de déséquilibres ou de dysharmonies supplémentaire à ceux existants déjà.

Fonctionnement de l’interactivité et distribution du leadership

Par sa structure circulaire, le pouvoir d’émettre (information et actions de leadership diverses) de chaque élément de l’écosystème cosmocratique, est plus ou moins transitoire selon les cas et les projets

Un leadership authentique et non arbitraire ni dominateur

Il s’établit sur les capacités et compétences réelles de chaque acteur, et non plus sur le pouvoir attribué à un poste hiérarchique. Dans ce sens, chaque acteur(trice) est un potentiel leader dans le ou les domaines qu’il maîtrise, qui deviennent ses « domaines de virtuosité ». Cela implique une réelle et sincère congruence et appétence des porteurs(ses) de compétences avec leurs fonctions et tâches à accomplir.

Mais le « Leader évolutionnaire » a d’autres compétences et qualités, car il est un pivot central, un coordinateur, un facilitateur (compétences de coach). Il est en capacité de détecter et de comprendre les forces et les faiblesses de chacun de ses coéquipiers. Le leader peut alors attribuer des rôles, ou fonctions, ou tâches, en fonction des compétences et appétences en résonance de chaque individu. Par son leadership « éclairé », il permet à tous d’exprimer et de développer leurs talents singuliers, en accord avec leurs aspirations.

Être un leader dans l’écosystème cosmocratique 5.0 requiert de l’empathie, de l’humilité, du bon sens et un fin discernement, car il sert une cause plus grande que lui-même. Il n’est pas dans un relationnel de domination. Mais il est au service du collectif d’ouvrage ou équipe projet, de l’entité organisationnelle, du bien de l’environnement, sans s’oublier bien sûr lui-même.

Le Don de soi authentique n’est absolument pas un sacrifice. Car le sacrifice est l’expression d’un « don faussé par l’Ego ». Et ce n’est donc plus un don véritable et honorable, mais un stratagème conscient ou inconscient de manipulation.

L’expertise laisse la place à la virtuosité

Le sens donné ici à ces Domaines de Virtuosité n’est pas le même que celui qu’on peut donner à celui des « domaines d’expertise ». En effet, l’expertise est perçue de nos jours comme une maîtrise déjà « complète et fermée », rigide, souvent complaisante et corruptible. « Fermée et rigide », car elle ne peut plus évoluer, par définition. Elle est « complaisante et corruptible », par les exemples factuels et actuels de notre société, d’autant plus dans le cadre d’instances dites « sérieuses ». Les médias mainstream ont en effet décrédibilisé cette notion d’expertise, en mettant en avant des « experts » qui n’en étaient pas, ou bien qui avaient « vendu leur âme ».

En revanche, la Virtuosité est « toujours fraîche », car elle émane d’une maîtrise créative dans « l’Ici et Maintenant ». C’est l’excellence créative de l’Artiste. Dans sa réalisation et son expression, elle explore sans cesse l’inconnu pour se perfectionner de façon infinie. C’est un acte de création pure générant sa propre force de motivation et de production, par l’abandon de soi au « flux de réalisation » ou de création. C’est le Principe de Vivre avec Art.

Évaluation et entretien-développement des compétences et capacités

Pour l’évaluation des compétences des acteurs-leaders, l’expérience des acteurs entre certes en ligne de considération. Cependant la certitude de l’efficacité et de l’efficience de ces capacités est à remettre régulièrement en question. De fait, elle n’est pas acquise indéfiniment sans être mise à jour. Cette mise à jour se fait par un enrichissement de Savoirs et d’expériences autant dans le domaine d’expertise lui-même, que dans les domaines complémentaires et corroboratifs.

Cette notion, valeur ou ce principe de l’apprentissage continu s’exprime en accord avec les cycles. En conséquence, le leadership peut s’inscrire dans dans la durée de manière stable et évolutive, du fait que les compétences intrinsèques du leader évolutionnaire sont en développement permanent.

L’apprentissage, démarche à cultiver tout au long de la vie

L’apprentis-sage Est la Vie, car la Vie est apprentissage. La progression évolutive est incessante, tout en suivant des cycles de croissance, de stabilisation et d’intégration, et de décroissance. Ce phénomène rythmant les mouvements cosmiques, donne également la cadence à tout le Vivant.

L’Homme et son Activité ne peuvent s’en exclure sans saboter l’énergie et la motivation des équipes, et s’auto-saboter à terme. Pourtant les objectifs de surproduction et d’hyper-rendement de l’Industrie humaine n’ont que ce but en ligne de mire. Tout cela manque de Cœur, d’Accord et de Respect au Sens de la Vie.

À cultiver une terre sans jachère, on épuise le sol. Et on est alors amené à l’empoisonner chimiquement pour « le faire perdurer » un peu plus, artificiellement, pour l’exploiter jusqu’à le détruire. C’est un calvaire.

À contrario, la permaculture de la forêt jardin est hyper productive, toute l’année, naturellement. Les végétaux s’auto-ressourcent et se préservent les uns les autres. Lorsque la Nature, comme la nature de l’Homme, et leurs besoins et cycles de vie sont respectés, la générosité de l’Abondance est leur expression en toute chose. C’est une bénédiction.

Involution et Évolution

Évolution et Involution sont des cycles faisant partie intégrante de tout processus de Vie

L’une ne va pas sans l’autre. Qu’il s’agisse de la vie d’une espèces vivante ou d’une organisation, l’involution nourrit toujours au final l’Évolution. Même l’involution la plus ravageuse ou destructive revient tôt ou tard à l’évolution. Car si l’involution a ses limites, l’évolution est, dans l’absolu, éternelle et infinie, au-delà du temps et de l’espace.

La Nature est un livre ouvert aux enseignements infinis

Les végétaux poussent toujours vers la lumière, vers le haut, traversant les saisons, la montée de sève printanière et la descente de la sève automnale. Il suivent ces cycles jusqu’à changer d’état en fin de cycle de vie. Le cœur fait circuler le sang dans tout le corps par la diastole et la systole. Les poumons oxygènent le corps et le libère du dioxyde de carbone en inspirant puis en expirant. Tout est cyclique dans l’univers. De la vie des êtres à la course des astres, rien n’est linéaire.

L’hormèse

Il y a aussi une loi cosmique qui, appliquée aux micro-organismes et aux êtres vivants s’appelle l’hormèse. Le principe en est que « ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ». Dans les défis et épreuves, la résilience et le « retour au centre », sont les forces de la transformation intérieure qui réharmonisent. Même quand plus rien ne fonctionne, ou bien « qu’il n’y a plus rien », tout reste à (re)construire, par cette force de l’alchimie interne. Tout procède du Changement, en permanence ; c’est la loi cosmique de l’Impermanence. Nous avons tous cette capacité à surfer cette vague du changement en mouvement permanent.

L’Involution

Ce qui différencie l’involution, engendrée par la résistance ou l’incapacité temporelle au Changement, de l’évolution ; c’est « l’agrément au cheminement ». Dans l’involution, on confronte souvent des situations pénibles ou de souffrance. Elles sont les conséquences de notre choix de résister au flux évolutif, ou de notre désalignement à ce flux. C’est alors qu’on n’a qu’une option pour continuer le chemin. C’est celle de prendre conscience de ces souffrances, freins ou blocages, et de leur causes. Nous avons ensuite à les accepter, les comprendre et les résoudre.

L’Évolution

Le mouvement évolutif, lui, nous gratifie de tous les aspects de la victoire et de la réussite. Ceci, même s’il occasionne des efforts parfois longs, sollicitant notre endurance. Nous concevons comme légitimes ces efforts. Car ils nous permettent de dépasser les limites de « l’établi conforme », et résoudre les entraves à la réalisation de l’évolution. Ce positionnement d’acceptation est celui même qui nous permet également la souplesse de résilience et de remise en question durant un cycle d’involution.

Le Modèle écosystémique Uchū Hensei est, et acte hors des carcans atrophiants et destructeurs

En effet, il crée et développe, en harmonie et accord aux lois universelles et cosmiques. Il œuvre hors des concepts rigides et artificiels du « Culte du Progrès« , de « Croissance« . Ces termes définissent le processus d’accroissement de la production et de la technologie, inhérent aux « profits illimités ». Ce sont des concepts alimentant le Consumérisme, centrés sur les aspects séparateurs, discriminatoires et concurrentiels du Productivisme.

L’esprit de profit animé d’avidité est une involution nourrie de peurs et de quête de pouvoir compensatrice d’un « vide intérieur ». A contrario, l’esprit de profit actant en pleine conscience et en harmonie avec les lois du Vivant est une évolution. C’est une nécessité fonctionnelle, la satisfaction d’un besoin légitime. Il est empreint de sagesse, d’intelligence bienveillante et de justesse.

Dans un monde où la notion de travail s’enfonce dans la perte de sens tout en restant figée dans une course à la productivité aveuglée par « l’avidité réflexe », l’ouverture au changement radical s’avère imparable. Des solutions avant-gardistes existent déjà, comme la polyactivité, et la mise de nouveaux moyens et écosystèmes de gestion d’activité.

Le modèle écosystémique Uchū-Hensei prône et applique les principes d’abondance, de richesse et de réussite équitables et durables

Le modèle écosystémique Uchū-Hensei n’exclut absolument pas pour autant les principes d’abondance, de richesse et de réussite. Il aborde simplement ces valeurs de manière différente, responsable et en conscience, en respect de la loi immuable d’Interdépendance. L’important n’est pas le but, mais le chemin qui y conduit, et la manière dont on avance sur ce chemin.

Le but n’a d’autre valeur que le chemin qui y conduit

L’Abondance, la richesse et la réussite sont des valeurs véritablement naturelles. Mère Nature les exprime parfaitement et pleinement, lorsqu’elle n’est pas maltraitée et sabotée dans ses fonctionnements par l’Humain. Pourtant, la Nature n’a pas « d’esprit de profit », ni d’autre but que celui d’Être ce qu’Elle Est, ici et maintenant, à chaque instant. Elle s’adapte simplement aux circonstances de l’Ici et Maintenant, avec une grande intelligence, en y consacrant toute son énergie de vie. En cela, elle accepte « Ce qui Est » et se régule par sa capacité innée de maintenir son équilibre. De cette manière, elle s’adapte aux cycles de vie et aux évènements naturels et de son environnement.

Kyūdō, « la Voie de l’Arc », et l’Alpinisme ; deux exemples de l’atteinte d’un objectif
Kyūdō, l’Art chevaleresque du tir à l’Arc et la force de concentration du Ki (l’énergie vitale)

Ce principe de pleine conscience et d’attention à l’Acte-y-vit(é) ici et maintenant est appliqué, par exemple, dans le Kyūdō. Toute l’attention y est portée à la posture, la respiration, la concentration qui engendrent la tension de l’Arc. Rien que de tendre un arc japonais est déjà tout un art ; c’est difficile, tellement la tension est forte. Le tir en lui-même comporte huit phases, c’est une pratique très codifiée. Les cultures du Japon et de la Corée sont les plus codifiées de tout l’Extrême-Orient. Lorsqu’il est tendu, l’attention est portée plus sur le centre en soi, qu’au point de mire au centre de la cible. La visée « amène le centre de la cible en notre centre intérieur ». Arrivé au terme de l’expiration, on lâche la flèche.

C’est la capacité de concentration sur le geste, dans l’Ici et Maintenant, qui détermine l’arrivée de la flèche au centre de la cible ou proche de son centre. Ne penser qu’à atteindre le centre de la cible nous désaligne, dispersant l’énergie de notre concentration dans le futur, au lieu de la rassembler dans le présent. C’est pourtant par la qualité de l’action et de la concentration dans le présent, que résultent le succès ou la réussite futurs. La notion de détachement est importante dans ce positionnement de conscience.

Kyudoka - Suishō Reikidō® - Franck Cohendet - Modèle Écosystémique #5.0 Cosmocratique "Uchū Hensei" - https://suishoreikido.org
Kyūdōka

Plus l’énergie est concentrée harmonieusement sur le temps de tension ou de production d’un acte, plus le résultat sera bon. Se focaliser sur le résultat seulement, ne peut que nous faire manquer des étapes importantes et nécessaires à l’atteinte du but.

L’Alpinisme ou l’Escalade, et le principe de l’Ascension vers un sommet

De même, lorsqu’on escalade une montagne, mieux vaut se concentrer sur notre avancée dans l’ici et maintenant, à chaque « pas », plutôt que sur le sommet ; qu’on ne voit d’ailleurs pas la plupart du temps de l’ascension. Omettre d’être attentifs à l’ici et maintenant, là où nous posons les pieds et les mains, ou aux dangers objectifs possibles, peut être très vite fatal en montagne.

Dans nos vies et dans notre monde, recouverts de l’endormissement des habitudes et des conditionnements acceptés sans conscience, le rythme de l’avancée s’accroît. Pour opter consciemment vers l’évolution utopique ou l’involution dystopique, notre pleine présence et pleine attention sont également requises.

L’ascension d’une montagne commence par le premier pas. Être en face de l’Annapurna (8091 m – Népal) et considérer la distance qui nous sépare du sommet peut-être « écrasant » et décourageant. Voir les milliers de mètres de dénivelée à gravir en haute altitude, et imaginer les nombreux jours de dépassement de soi que cela va impliquer, ainsi que le risque d’échec, d’accident ou de mort, peut nous figer dans la terreur. Ce laisser aller à ces spéculations et projections disperse notre énergie de réalisation et nous en prive. Observer la Montagne et lui parler intérieurement avec le Cœur est plus utile et efficace dans la réalisation. Pour l’ascension d’un sommet, il est nécessaire d’être « entier », et non seulement « avec la tête ». Être entier, dans la totalité de soi-même, c’est être pleinement présent à soi et aux circonstances, ici et maintenant à chaque instant. C’est la même voie pour toute réalisation de projet.

Uchū Hensei Seitaikei - Écosystème organisationnel cosmocratique 5.0 - "Être en face d'un projet comme en face de l'Annapurna" : le Principe de l'Ascension vers un sommet - Suishō Reikidō® Franck Cohendet
Face Sud de l’Annapurna I (8091 m), depuis le camp de base – Népal, sanctuaire des Annapurnas
Le principe de l’action se perpétuant dans la durée

La durée de l’intention et du projet d’ascension est alors plus assurée par la force intérieure que par la logique rigide du mental. Le mental a tendance a rajouter des obstacles supplémentaires à l’épreuve. Mais les obstacles n’annihilent pas le mouvement de la durée. La durée est plutôt un mouvement qui s’accomplit suivant des lois (naturelles) déterminées. Il est centré en lui-même et, par suite, il se renouvelle sans cesse (rapport aux cycles).

Ce mouvement de la durée peut s’organiser, car il est centré en lui-même, et toute fin est suivie d’un nouveau commencement. C’est le principe d’ascension d’un sommet : marcher, en mettant un pied devant l’autre, en inspirant (concentration) et en expirant (expansion) ; et recommencer, recommencer encore et encore, jusqu’à l’atteinte des cimes. Puis continuer encore, pour redescendre, et rejoindre d’autres sommets.

Tout est cycle dans le Cosmos, et la durée s’y conforme en harmonie. C’est de cette manière que les corps célestes accomplissent leur course, et peuvent en conséquence briller de manière durable. Les saisons œuvrent durablement en suivant aussi les lois fixes et naturelles des cycles.

Ainsi, l’Homme comme le Projet ou l’Organisation ont à incarner une signification durable et en accord avec les lois cosmiques dans leur conduite, pour pouvoir durer.

L’application de ce principe à l’Activité, au Projet ou à l’Organisation

L’utilisation judicieuse des énergies impliquées et nourrissant un Projet, une Activité ou une Entreprise, est un principe fondamental de leur succès. La concentration ici et maintenant, et la gestion avisée et subtilement intelligente des ressources temps-moyens-efforts-motivation sont les clés de l’efficience. Être à l’écoute et en accord avec les cycles assure la durée. L’Abondance, la Richesse et la Réussite sont seulement des conséquences résultant du bon usage des énergies impliquées.

Et quelque soit le résultat obtenu, c’est l’Enseignement de l’expérience du processus qui représente la plus grande richesse. Car c’est cet Enseignement du chemin parcouru qui permet le développement des capacités et compétences, et leur renforcement. Il permet de repousser les limites un peu plus chaque fois, et de se perfectionner. Le Chemin est véritablement le but.

Par exemple, lorsqu’on tire à l’arc, l’action de tendre l’arc et de viser nous donne des informations. L’impact de la flèche sur ou hors de la cible nous en donne d’autres. Ces informations nous permettent d’ajuster la trajectoire, en s’ajustant soi-même. La visée, et l’atteinte de tout objectif, sont similaires dans le processus d’apprentissage qu’elles nous offrent.

Sortir des pratiques inadaptées pour un modèle écosystémique sain et pérenne

La surenchère ancrée des « outils » logiques et spéculatifs, dit souvent -et à défaut- « visionnaires »

Dans les anciens fonctionnements, on a passé une énergie considérable à planifier, projeter, et spéculer sur « ce que serait le futur ». Par exemple, les business plans sont inutiles et chronophages. Il est nécessaire de les réactualiser en permanence, pour tenter de compenser leur écart par rapport aux réalités contextuelles, sans jamais y parvenir autrement que par l’hypothèse. D’autant plus maintenant, où il est de plus en plus difficile de se projeter à moyen et long terme en quoi que ce soit.

Les contextes de vie personnelle, professionnelle, économique, politique et sociétale sont de plus en plus instables et incertains. Les business plans sont devenus purement spéculatifs et illusoires. Mieux vaut un suivi efficace en temps réel, ou un prévisionnel à court terme, « en mode Agile », pour pouvoir actualiser et ajuster facilement la vision du projet.

Les Entrepreneurs(ses) le savent, tout comme les chefs d’entreprise. Les BP ne fournissent qu’une « idée » de « ce qui est possible ». Ils servent surtout les spéculateurs (les investisseurs financiers et organismes de crédit) ou d’autres décideurs, qui peuvent alors y déceler ce qui pourrait les motiver à « prendre part » au Projet ou à l’Activité.

Les capacités humaines méconnues et inexploitées sont bien plus performantes que les « outils logiques »
Le syndrome de la « boîte à outils »

Nous avons une manie culturelle des « accessoires et outils ». L’Homme, à courir après des extensions afin de réaliser ses projets et de s’accomplir, est devenu très dépendant de la technologie, des « méthodes logiques » comme des « outils de développement personnel ». Je ne préconise pas une suppression de ces « moyens extérieurs », mais un juste usage, lorsque c’est vraiment indispensable. Cette attention, à l’usage nécessaire ou automatique de ces moyens extérieurs, bride et atrophie le déploiement de nos capacités humaines oubliées, inconnues ou méconnues. Le développement de ces capacités est à placer en priorité tant que possible.

L’humain a des capacités intrinsèques qu’il ignore

Car l’Humain a toute les potentialité en lui, bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Bien sûr elles ne « surgissent » pas du jour au lendemain seulement parce qu’on le souhaite. On ne peut apprendre un Art en un jour. Seulement, l’usage systématique « d’outils » nous prive de cet apprentissage et développement réellement personnel. Pour apprendre à nager, il est nécessaire de se jeter à l’eau. Car ni lire des livres sur la natation, ni regarder des tutoriels ou des vidéos sur la natation nous donne l’occasion de savoir nager. Et tant qu’on utilise des bouées, on ne peut pas plus apprendre à nager. L’Enfant n’apprend pas à marcher avec des béquilles… L’Enfant apprend à marcher à son rythme par un élan naturel et inné, parce que c’est sa voie.

Les dirigeants d’entreprise savent aussi à quel point leurs capacités intuitives et leurs ressentis sont importants, voire capitaux, dans la prise de décisions. Ces capacités ne sont pas du domaine de la logique mentale, mais de la Pleine Conscience. Même s’ils prennent connaissance d’études de probabilités, en dernier recours, c’est leur « feeling intérieur » qui les conforte dans leurs choix et décisions. Et ils se rendent compte que cette réponse finale, ils la connaissaient déjà et l’avaient reçue, avant d’avoir consulté les « rapports et conseils ».

Les Acteurs de l’écosystème cosmocratique agissent en conscience de tous les effets et impacts qu’ils produisent inévitablement, en visant la bienfaisance et l’équité

Ils concentrent les forces d’action, de co-relation et de co-construction sur les moyens de générer le succès par la créativité et la singularité. L’Éthique, tant interne que vis à vis de l’environnement externe, est une priorité. L’Éthique est vraiment « l’hygiène de vie » de l’Activité. Car de l’Éthique, naît l’Harmonie, qui engendre l’Efficacité. Cette voie est préférable. Elle se substitue avantageusement à la dépense et à la dispersion d’une énergie considérable, dans la gestion des aspects concurrentiels ; avec le lot de tensions, de luttes et de dégâts collatéraux qu’ils génèrent.

La lutte concurrentielle, conflit interne et externe permanent

« Toute guerre est une médecine toxique ». Car elle nécessite des troupes fortes, soudées et motivées, ainsi qu’un budget conséquent et suffisant. Et elle amène autant de pertes chez tous ses « participants », qu’elles soient humaines, de ressources vitales et naturelles, économiques, sans parler de la stabilité et de la paix. Cela concerne autant les « vainqueurs » que les « perdants ». Car il n’y a en définitive rien a gagner dans toute guerre, à part de l’amertume pour un Cœur pur, ayant un minimum de moralité ou d’éthique.

Toute concurrence de marché est une guerre inutile, motivée par la quête de domination et l’avidité. Elle émane de la lutte des ego humains et organisationnels. Elle rançonne soit en satisfaction temporaire, soit en insatisfaction voire souffrance. La peur la nourrit. C’est donc une perte de temps, de moyens ou ressources, d’argent et d’énergie inutile. Cette énergie de concurrence et de séparation touche autant l’Activité et ses acteurs en interne, que l’environnement externe.

Cependant cela ne signifie pas d’assimiler la foi en la créativité singulière à de la naïveté. Le meilleur moyen de rester hors de portée des mauvaises intentions, c’est de s’élever toujours au-dessus, au lieu de se laisser aspirer dans leur spirale d’énergie de lutte et de conflit. Ce que les mauvaises intentions et actions cherchent à dérober, c’est ce dont elles s’estiment incapables de pouvoir créer par elles-mêmes.

De même, l’Aigle attaqué par les corneilles ne lutte pas contre elles, il prend simplement de l’altitude. Son envergure singulière lui permet des qualités de vol que n’ont pas les corneilles, et il le sait.

La richesse de la singularité créative

En ce qui concerne l’imitation, c’est le même principe. Un proverbe Yoruba le résume en disant : « celui qui imite se fracasse ». L’imitation n’est qu’un mode d’apprentissage, qui nous permet de trouver les qualités singulières et intrinsèques de notre être. En tout Art ou Artisanat, l’élève imite le maître jusqu’à trouver et affermir son propre style.

Nous sommes tous uniques, et chacun(e) a sa singularité à partager. J’explique aux artistes que j’accompagne, que quel que soit leur forme d’Art, leur style et leur mode d’expression artistique, ils ont tous « leur » public. Ce public est en résonance avec leur « style »signature », avec « Ce qu’Ils Sont ». La seule chose à faire, c’est de trouver ce public, en « allant vers lui », à sa rencontre, d’une manière ou d’une autre.

Pour un entrepreneur, ou une organisation, c’est le même principe qui s’applique. Lorsqu’on extrait l’énergie investie dans la lutte concurrentielle, elle peut alors être réinvestie dans la qualité de la créativité singulière. Et une Activité œuvrant ou produisant dans la confiance en ses potentialités et capacités sans avoir à guerroyer, est dans la paix, et génère la paix. Sa raison d’être est alors tout à fait honorable et l’Abondance marche a ses côtés.

Aujourd’hui, c’est une évidence absolue que les concepts et systèmes « aux valeurs inversées » hérités du Taylorisme et du Fordisme, et issus de « l’Organisation Scientifique du Travail« , ont dégradé tant les conditions de travail que les conditions économiques, sociales, sociétales et environnementales.

Parmi les multiples impacts négatifs de ces pratiques obsolètes, on a pu constater, de façon de plus en plus nette et prononcée, le sacrifice de la qualité de vie humaine et environnementale. La soumission au diktat absolu de la performance et de la productivité normalise les burn-out, la sur-production, la sur-exploitation, la sur-consommation et la sur-pollution.

Ces impacts ont eu pour conséquences l’appauvrissement et l’esclavagisme croissant des populations, l’épuisement des ressources humaines et naturelles. Le désir d’Avoir et devenu plus puissant que le désir d’Être. Mais où est l’essentiel ?

L’Être humain peut-il se résoudre à un fonctionnement machinal « d’unité de production et de consommation » ?

Peut-il utiliser et développer toutes ses capacités et compétences sans être attentif à « Ce qu’Il Est » et « Ce qui Est » véritablement ; en se sacrifiant sa vie et son espace vital pour « Avoir » ? Sur ces questions, la Psychologie du Travail rejoint aujourd’hui et de plus en plus la Philosophie.

L’Approche écosystémique Uchū Hensei est encore beaucoup plus exigeante sur ces points de réflexion, du fait de « pénétrer l’invisible » de la réalité bioénergétique. La « lecture » qu’elle permet est perçante et absolument pertinente, dans le sens du maintien de l’équilibre et de l’efficience. On ne peut plus se mentir, en justifiant nos positions par ce qui nous semble être « notre devoir ». L’approche bioénergétique est au-delà de la dualité et des postulats du mental égotique « programmé » ou conditionné.

Le Modèle écosystémique #5.0 Uchū Hensei, tant par son approche énergétique que globale ou holistique, propose d’aller plus loin

Il va plus loin que les concepts et objectifs des systèmes de management et de gouvernance précédents, bien qu’il en reprenne les valeurs nobles.

Ceci est dû au fait que le modèle #5.0 Uchū Hensei dépasse et transcende la prise en considération de l’Organisation du Travail, des Stratégies économiques et commerciales établies, consacrées à la performance et au profit déviants. Cependant elle intègre ces préoccupations en les transformant en concepts énergétiques orientés vers l’harmonie holistique.

Le modèle Uchū Hensei dépasse de la même manière les considérations de la Psychologie du Travail et des Neurosciences. L’attention à la biodynamique et aux aspects énergétiques en toute chose, sont la singularité capitale de l’Uchū Hensei Seitaikei #5.0. Elles lui donnent toute sa puissance. Car l’énergie est en amont de la matière et a la prééminence absolue sur la dimension physique.

Cependant, « voir » et comprendre les énergies invisibles au cinq sens, ainsi que leurs enjeux et fonctionnements, est tout un Art

Cet Art nécessite le développement des capacités nécessaires et de forger des compétences éprouvées, pour y réussir. Ainsi, dans l’Art de mettre en place un écosystème Cosmocratique #5.0 Uchū Hensei, on ne peut ni copier, ni imiter, ni feindre, ni tricher d’aucune manière. La théorie n’est pas suffisante car le modèle écosystémique cosmocratique n’est pas d’ordre mental (d’ordre psychologique ou neuroscientifique), mais « expérentiel ». Car le Précepte premier de l’exercice de cet Art est l’intégrité de « l’alignement lumineux » avec l’Absolu et ses Lois, par la Pleine Conscience.

L’Acteur-Conseil-Coach-Leader qui accompagne cette mise en place est donc pourvu de moyens capacitaires et d’une éthique impeccables et irréprochables

Son œuvre consiste à transmettre ses Savoirs être et faire, pour amener les autres à atteindre leur autonomie dans cette approche singulière de l’Activité et de la Vie. C’est un accompagnement impliquant les compétences à la fois du coach, du pédagogue, du conseiller, du leader et du bioénergéticien.

À aucun moment son dessein est celui de « fidéliser dans la dépendance » ceux pour lesquels et avec lesquels il intervient. La qualité des aspects relationnels ; basés sur le respect, l’authenticité et la bienveillance des échanges ; est pour lui (ou elle) fondamental et incontournable. Sans l’existence de cette base sincère et harmonieuse des interactions, tout accompagnement et transformation bénéfiques sont impossibles.

Le modèle écosystémique #5.0 Uchū Hensei est un fondement capital pour s’harmoniser au Nouveau Paradigme et y trouver sa juste place

C’est une nouvelle manière de percevoir et d’acter en ce monde que l’on crée, en développant un nouveau sens de l’Activité. Par ce nouveau sens orienté vers le modèle Uchū Hensei Seitaikei, l’Activité devient alors bénéfique et bienfaisante tant à son ou ses protagonistes, qu’à tous les règnes du Vivant. Et cet effet est véritablement durable. Dans l’absolu, cette transformation intérieure et extérieure ne concerne pas seulement l’Activité, mais bien l’ensemble de l’humanité dans son État d’Être.

Il fonctionne sur le Principe de la Réalisation du Soi et de la Pleine Conscience, appliqué à l’Activité tant individuelle que collective. Même en tant qu’individus nous sommes constamment interconnectés et interdépendants les uns des autres. Chaque individu compose et nourrit le collectif de son énergie propre, en même temps qu’il est nourri par l’énergie collective. C’est la loi des flux et reflux de l’Interdépendance et de l’Impermanence, qui agissent jusqu’aux niveaux les plus subtils de l’existence.

Et ces lois immuables d’Interdépendance et d’Impermanence ont d’énormes conséquences, tant dans le temps que dans l’espace ; mais aussi au-delà du temps et de l’espace. Autant donc être en pleine conscience de ce que nous générons en interagissant dans l’Interdépendance et l’Impermanence, pour notre bien et celui du tout.

CONCLUSION

Le modèle écosystémique Uchū Hensei revalorise l’Activité et l’Humain, en leur restituant le sens le plus noble et honorable, celui de l’Évolution permanente et compassionnée

Ainsi, Uchū Hensei Seitaikei #5.0 vient, non opposer, mais transmuter les concepts, termes et situations de « Croissance et profit illimités » de « l’ancien monde », en « Évolution naturelle et harmonieuse infinie ».

« L’ancienne civilisation humaine » et ses objectifs connaissent désormais leur chute ou « effondrement ». Les modes de gouvernance d’hier sont au fond de l’impasse. Ils étaient principalement tournés vers la division et la discrimination, par l’instauration de pouvoirs de domination, de discrimination et d’asservissement. La nouvelle culture humaine émergente est vouée à s’ouvrir à d’autres manières d’être, de faire et d’interagir.

L’énergie des mots est non négligeable, leur pouvoir est insidieux tant qu’on n’en est pas conscient

Parmi les termes linguistiques témoins de cette transmutation globale et culture émergentes, il y a ceux de « Créer » et « d’Œuvrer ». Ils viennent remplacer celui de « travailler » (terme relatif au Tripalium, instrument de torture de l’Antiquité et du Moyen-âge). Sortir de cette notion de « torture » ou d’asservissement devient possible en replaçant l’Humain, le Vivant et les lois naturelles et cosmiques au centre de l’Activité. Ce recentrage s’accompagne de tout le respect, l’attention et l’énergie qui leurs sont dus. 

Les mots, les concepts et la réflexion sont limités pour décrire l’expérience humaine qu’est l’Écosystème Cosmocratique 5.0

En effet, ce ne sont que des supports verbaux servant l’entendement mental. Ils permettent néanmoins une approche intellectuelle. Dans l’expérimentation de sa mise en application, le modèle écosystémique Uchū Hensei 5.0 génère une aventure individuelle et collective qui va bien au-delà de ce que peuvent exprimer les mots. Les mots ne font que communiquer ce que le mental est en mesure de comprendre rationnellement, par la logique intellectuelle.

C’est comme vouloir suivre et apprendre intellectuellement une des voies du Budō (les Arts martiaux japonais), dont la plupart sont en lien avec les enseignements profonds du Zen. Lire des livres ou discuter sur le sujet ne remplacera jamais l’expérience d’une pratique régulière dans un Dōjō (« le lieu où on étudie et pratique une Voie -« Dō »- ou un Art -« Jutsu »-). De même qu’on ne peut pas apprendre à nager en lisant des livres de natation.

Les Services relatifs à l’Écosystème Cosmocratique 5.0 [Uchū Hensei Seitaikei], proposés par le Suishō Reikidō®

Les portes du Dōjō Suishō Reikidō® sont ouvertes, pour pouvoir vraiment découvrir l’écosystème cosmocratique 5.0, Uchū Hensei Seitaikei. Pour l’instant elles le sont en mode visioconférence, et des interventions sont organisables en inter et en intra, pour les organisations.

Les accompagnements professionnels proposés, intégrant les principes du Modèle Écosystémique Cosmocratique 5.0, sont :

Pour en savoir plus, prendre contact :

Ainsi, l’Activité, quel qu’elle soit, (re)devient un Art. Et l’Humain retrouve sa « mission » de vie originelle, celle d’être un Artiste de la Vie

Il est aujourd’hui nécessaire que les Intelligences créatives personnelles et collectives soient orientées vers la réussite harmonieuse et la beauté manifestée par l’efficience. Cela devient possible en suivant la voie de l’équilibre, de l’équité et de l’ouverture de conscience, de l’acceptation de l’inconnu et du changement. Cette démarche s’ancre dans la stabilité par la régularité sur la durée, en se dotant d’un ardent désir d’authenticité, d’honnêteté et de durabilité.

Les Amérindiens, lorsqu’ils se rassemblent en conseils pour prendre des décisions engageant la famille, la tribu, le clan ou la nation, considèrent l’impact qu’auront leurs décisions sur les sept générations à venir. « La Terre ne nous a pas été donnée, mais confiée pour que nous en prenions soin au profit de nos enfants » disent-ils. C’est leur principe de responsabilité et d’obligation de conscience, par rapport à l’impact de leur vie sur le Vivant. En retour, cette précieuse précaution honore leur propre vie.

Ces aspects de la co-construction équitable et juste de l’Activité humaine, de l’Entreprise et des Projets, passant par l’État d’Être individuel et collectif, sont effectivement maintenant incontournables, pour un avenir et un monde meilleur.

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Merci.

© Franck Cohendet Novembre 2022 – Morlaàs, Pyrénées-Atlantiques, France

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